"Storie Alfa Romeo", cinquième épisode : les berlines sportives d'Alfa Romeo au service de la loi en Italie avec les "Gazelles" et "Panthères"

 

Les voitures des forces de police

 

Dans l'Italie d'après-guerre, les Alfa Romeo étaient pratiquement considérées comme des voitures myhtiques. Elles avaient prouvé qu'elles étaient plus rapides que leurs concurrentes, en piste comme sur route. Elles étaient puissantes et gagnaient toujours, comme le bien finit par l’emporter sur le mal. Elles disposaient donc de toutes les qualités tant techniques que symboliques pour devenir les voitures des forces de police nationale.

 

Le lien entre Alfa Romeo et la police est une petite illustration de l'histoire de la République naissante. À partir des années 1950, les Alfa Romeo avaient été sélectionnées comme véhicules officiels d'intervention d’urgence. Elles reçurent rapidement le nom de «volantes» et les citoyens allèrent vite s’habituer à les voir, leur donnant bientôt d'autres surnoms : «Panthères» pour les voitures de la police nationale et «Gazelles» pour celles des Carabinieri ou de la police militaire, soulignant ainsi leur puissance et leur agilité.

 

Alfa Romeo comme un style de vie

 

La relation de la marque avec les forces de police est une longue histoire et ce thème amène à évoquer l’un des personnages majeurs d’Alfa Romeo : il s’agit d’Orazio Satta Puliga, né à Turin, d'ascendance sarde et Alfiste passionné.

 

C'est à lui que l’on doit la fameuse citation : «Il existe de nombreuses marques automobiles, parmi lesquelles Alfa Romeo se distingue. C'est une sorte d’addiction, un enthousiasme pour un moyen de transport. C'est un style de vie, une façon particulière de concevoir un véhicule à moteur ».

 

Nommé directeur de la conception en 1946, Satta Puglia avait une tâche difficile devant lui : non seulement il devait reconstruire tout ce qui avait été détruit par la guerre, mais il devait également transformer une entreprise artisanale en une entreprise de production moderne, poursuivant ainsi le chemin initié par Ugo Gobbato.

 

Giulia, la révolution

 

Giulia a été l'un des premiers véhicules au monde à disposer d’une structure autoporante à déformation différenciée. Les parties avant et arrière ont été conçues pour amortir les chocs alors que l'habitacle est extrêmement rigide pour protéger ses occupants. Des solutions qui ne deviendront obligatoires que bien plus tard.

 

Le moteur à double arbre à cames 1,6 litre de la Giulia était une évolution du 4 cylindres 1,3 litre de Giulietta et se démarquait par ses soupapes d'échappement refroidies au sodium.

 

Le design de Giulia était également révolutionnaire. Elle était compacte, avec des volumes bien proportionnés et un style unique. L'avant abaissé et l'arrière tronqué étaient les fruits d’une étude aérodynamique poussée. Le slogan de lancement décrit la voiture comme étant «dessinée par le vent».